In ze mood, le blog d'humeur de Dominique

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Le club des cinq : Merlin (tigré numéro 3), alias « Dormeur »

Clôturons aujourd’hui la présentation de notre famille féline avec le petit dernier, Merlin.

 

Avant son arrivée, nous le connaissions depuis plusieurs mois. Il faisait partie de ce qu’on peut appeler les « chats périphériques » auxquels nous fournissons de la nourriture et des abris. Bien que tous les chats tigrés se ressemblent, il n’y en avait un parmi eux dont nous soupçonnions qu’il pût être le père de Mira Ceti.

Début mai 2018 nous l’avons trouvé sur le trottoir dans un piteux état, presque à l’agonie. Sa patte arrière gauche était terriblement estropiée (voiture ? Maltraitance ?). Un de nos voisins, passionné de chats également a affronté stoïquement les coups de griffes et de crocs pour le placer dans une cage. Direction la clinique vétérinaire. Calmé et presque affectueux, il s’est laissé ausculter. Le diagnostic n’était pourtant pas fameux : luxation et fracture ouverte du fémur. La praticienne, malgré toutes ses compétences a hésité à entreprendre les soins. Si la fracture ne posait pas de problème, la luxation lui semblait plus délicate à soigner. Mais, il était impossible pour elle comme pour nous de laisser souffrir cette bête, et elle nous a recommandés chez un vétérinaire d’outre Erquelinnes, à Merbes Sainte-Marie. Celui-ci a broché le fémur et procédé à l’ablation de la tête de celui-ci. Un chat, plus qu’un chien, possédant de grosses capacités de régénération des muscles et des tendons, celui-ci ne devrait souffrir d’aucun handicap rédhibitoire. Par contre, les deux vétérinaires nous ont confirmé qu’il s’agissait d’un jeune chat de l’âge de Mira Ceti. Il y a donc fort à parier que celui-ci est son frère.

 

Quatre chats c’était déjà beaucoup. Malgré les appels nous n’avons pas eu de candidature pour l’adoption. En outre, entre-temps, le « rescapé » nous a terriblement séduits par son caractère très affectueux. Peu farouche, il se laissait soigner, et nous l’avons vite libéré de la salle de bains où il achevait sa convalescence. Bon, cela n’a pas été tout de suite les grandes amours avec le reste de la tribu, en particulier sa sœur, mais les jours qui ont suivi ont vu une très nette amélioration des rapports.

Et puis, les jours passant, notre molle recherche d’une famille d’accueil se trouvant ipso facto vouée à l’échec, « notre invité » a été vacciné et baptisé Merlin.

 

Merlin l’enchanteur ? Non, Merlin l’enchanté !

Son premier labeur, et le plus difficile : dormir. Si moi, j’éternue en série, Merlin, lui baille en série. Un, deux, trois… 10, c’est le signe d’un repos réparateur prolongé.

 

Mais, une chose met irrémédiablement fin à l’activité hypersomniaque : manger !

Que l’on effleure une assiette dans le placard de la cuisine, et c’est tout aussitôt la mise en place sur l’accoudoir gauche de mon fauteuil, les pattes appuyées sur la table. Au garde-à-vous, le regard implorant d’un chat au bord de la syncope hypoglucidique. Cette attitude de tragédien persiste tant qu’il n’a pas reçu quelques menues bouchées. Et là tout passe. Viande, naturellement, mais aussi légumes avec une appétence non dissimulée pour les courgettes. Quand le plat principal est terminé, retour vers la couche pour continuer les explorations oniriques. Mais, mais, c’est sans compter les petits bruits familiers qui annoncent le dessert. Dès lors, retour au poste ! Ici aussi, pas ou peu d’exclusive. Yaourts fruités ou nature, fromage (sans les croûtes, s’il vous plaît, réservées à Mira Ceti) et puis quelques fruits, avec une addiction pour l’abricot et le kaki.

Une petite croquette et puis on retourne dans les bras de morphée. Pas de pâtée pour chats, s’il vous plaît, « ça est de la nourriture pour Goths », et pourtant « chez nous, on en a écartelé pour moins que ça ».

 

Une dernière chose concernant Merlin : a une peur panique de l’extérieur. Une porte de dehors ouverte, et c’est la fuite organisée. On le comprend !…

 

 

 

Voilà, Merlin clôturait ma série de billets présentant nos chats.

J’espère que vous avez eu autant de plaisir à les lire que moi à les écrire.

Ajoutons en guise de conclusion que nous sommes parfaitement conscients qu’avoir cinq chats est quand même une certaine forme de sujétion. Mais, jamais, au grand jamais, nous ne l’avons regretté eu égard à toutes les satisfactions et joies que nous avons reçues.

 

Le bonjour vous va.

 


04/03/2019
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Le club des cinq : Mira Ceti (tigrée n° 2) ou « Joyeux »

En octobre 2016, nous avons connu comme chaque année la belle période d’automne, communément appelée « l’été indien ». Michèle s’était installée dans le jardin pour un peu d’entretien. Elle avait laissé la porte d’entrée ouverte.

En rentrant, elle s’aperçut qu’un petit chat tigré s’était introduit dans la maison et la visitait sans aucun complexe ni inquiétude. Et là, comme le dit mon ami Achille Talon : « Était-ce la chose à faire ? », en face de miaulements à fendre l’âme, lui a donné un petit sachet de pâtée pour chats. Et ron, et ron, et ron, et que je me frotte, et que je miaule. De toute évidence il s’agissait (encore) d’un chaton abandonné et affamé. Eh bien oui, nous avons craqué, et ce d’autant plus que nous venions de perdre Nénette quelques semaines plus tôt lors de nos vacances dans le Var.

Passage chez la vétérinaire : identification, vaccination de cette jeune chatte âgée d’au plus six mois.

Année en M, d’où le nom de Mira Ceti.

 

 

 

Mira Ceti, kékséksa ?

Dans les années 90 ma sœur cadette avait accueilli une petite chatte alors qu’elle habitait à Lille. À l’époque elle lisait l’ouvrage de vulgarisation scientifique du génial Hubert Reeves, « Poussières d’étoiles » qui y parlait d’une étoile très particulière dont la luminosité change chaque année terrestre. Étoile « remarquable », donc, (Mira en latin) de la constellation de la baleine (Ceti dans la même langue). Ce nom lui ayant plu, elle baptisa ainsi sa chatte. Plus de 20 ans après nous avons repris (avec autorisation !) ce patronyme. Pour tout renseignement : L'étoile Mira Ceti

 

Vive la vie !

Tout de suite, Mira Ceti s’est montrée comme une petite chatte affable et très joyeuse de vivre. Elle est hyperactive et dès l’éveil de la maisonnée entame des galopades effrénées dans les pièces, l’escalier, le couloir, prend des virages en mode vertical sur le canapé en poussant des miaulements de plaisir rauques et retentissants.

Une de ses passions : l’escalade d’humains par le dos. Attention les griffes ! Arrivée en haut, positionnement sur l’épaule, et tentative (quand c’est le cas) de rapt des lunettes.

Peu sauvage, elle se précipite sur tous les visiteurs pour les toiser. Si c’est un inconnu, son expression veut dire : « T’es qui toi ? J’t’ai jamais vu ! Tu m’fais une caresse ! »

Question corpulence, avec ses 4 kg maximum elle tient de la crevette. Et pourtant, c’est une gourmande finie. Rien de tel que le spectacle d’un humain faisant la cuisine. Son nanan ? Des croûtes de Saint-Nectaire (fermier uniquement !). Véritable tête fouineuse des restes de pâtée non mangés par ses congénères de la tribu. Spécialiste du prélavage des assiettes, des casseroles, des poêles et des plats…

 

Bref, une optimiste dans toute sa splendeur et heureuse de vivre.

 

À suivre, le petit dernier mais pas le moindre, Merlin alias « Dormeur ».

 

Le bonjour vous va.

 


27/02/2019
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Le club des cinq : Garfield (noir n° 2) ou « Simplet »

Tout a commencé en 2011.

Parmi les chats hantant notre jardin, attirés par la distribution gratuite de croquettes, une belle chatte au poil angora escortée de quatre jeunes chats dont on avait peu de peine à deviner qu’il s’agissait de sa dernière portée. Renseignements pris, nous avons su que cette pauvre bête avait été abandonnée par des riverains de notre rue ayant déménagé dans une autre ville du Nord. Cela aurait été un crève-cœur de la laisser dehors tant elle était affectueuse et très peu avare de ses marques d’amitié. Elle a donc rejoint la tribu.

Quelques semaines après : petit cadeau. Un unique rejeton, une amusante petite taupe noire. Garfield était arrivé.

 

Nénette

Nénette

Élevé comme un enfant unique à la fois par sa mère et par trois humains un peu gagas, il a vécu sa prime jeunesse dans le confort et la soie. Est-ce la raison pour laquelle huit ans après nous avons un chat que l’on pourrait qualifier de « simplet » ? Il y a peu, Michèle me disait que Garfield mettait du temps à comprendre. Ce à quoi j’ai répliqué : « Il ne met pas beaucoup de temps à comprendre, il ne comprend rien ! ». C’est vrai qu’il n’a d’équivalent que le fameux Rantanplan « le chien le plus stupide de l’Ouest ». Dans notre pièce à vivre il y a deux portes qui donnent dans le couloir central. L’une d’elles est toujours ouverte. L’autre est toujours fermée. Eh bien, figurez-vous que Garfield s’assoit régulièrement devant celle-ci en miaulant comme une âme du purgatoire, comme devant toute autre porte fermée. D’ailleurs, il passe une grande partie de sa vie à miauler sans que l’on sache très bien pourquoi. Sauf pour demander l’autorisation de boire (si, si, nous en sommes à ce point) ou pour réclamer une caresse.

 

 

« Feurme eut’ bouque, eut’ nez y va quère ed’dins ! »

Son attitude favorite est de s’asseoir sur la table la bouche ouverte et la langue sortie. Tout de suite, je démarre au quart de tour : « Feurme eut’ bouque, eut’ nez y va quère ed’dins ! » (Bon, je traduis quand même : « ferme ta bouche, ton nez va tomber dedans »).

Ajoutons qu’un de ses surnoms est « trouilloute », tellement il a peur de tout. Il se sauve comme un perdu lorsqu’on ouvre une bouteille… de Perrier ! Quand il voit arriver quelqu’un à travers la fenêtre, on est un peu comme dans les films : reconnaissance faciale ; tête inconnue= planque dans mon bunker sous les éléments de la cuisine. Les gens connus sont réduits à la portion congrue. Nous trois, bien évidemment et Philippe, le voisin qui vient m’aider pour me lever. Après une période d’apprentissage assez longue, nos voisins et amis Marie-Lise et Pascal. Toute autre personne est classée dans la catégorie « danger potentiel ».

 

Une fois que les visiteurs ont quitté les lieux, ce cher Garfield sort de son abri, fier comme Artaban, en roulant des mécaniques et en nous regardant d’un air qui veut dire : « j’ai réussi à chasser l’intrus rien que par la force de ma pensée ». Sauf une fois, ou la levée de camp a été trop anticipée et où il est tombé nez à nez avec Lastérix, l’impressionnant berger australien de mon frère cadet. Horreur ! Malheur ! Vite, le SMUR vétérinaire ! C’est-y possible qu’il existe une créature aussi monstrueuse ?

Ajoutons à tout cela une maladresse quasi pathologique. Il n’est pas rare qu’essayant de sauter du canapé sur la table basse du salon à 80 cm, il se vautre en beauté entre les deux. Et combien de fois a-t-il entraîné la nappe ou la toile cirée de la table en s’écrasant par terre après une tentative de grimper sur celle-ci. Sa réaction ? Eh bien, il miaule…

 

Une pâte de chat

Mais, comme le chantait si bien Fernandel : « On m’appelle Simplet, l’innocent du village ; Doux comme un agnelet, je mène la vie d’un sage ». Car, des chats j’en ai eu beaucoup, mais aucun n’a jamais eu un caractère aussi affable que Garfield, aussi facile à vivre. Jamais un coup de patte, jamais un feulement intempestif. En cela, il a bien hérité de sa mère qui ne se trouvait jamais aussi bien que dans les bras d’un humain (à la seule différence c’est qu’elle acceptait TOUS les humains). Une grattouille sur son ventre et c’est la machine à ronrons qui se met en route à faire exploser les ampoules électriques.

 

Bon, il doit manquer des neurones à Garfield, mais il reste cependant un de nos préférés de par un caractère doux et amène.

 

À suivre : Mira Ceti la joyeuse !

 

Le bonjour vous va.

 


25/02/2019
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Le club des cinq : Câline (noire n° 1)

Continuons aujourd’hui l’exploration de notre famille féline avec Câline (la mal nommée) …

 

Câline, c’est une petite chatte noire que nous avons trouvée dans le jardin en 2006.

Elle avait dû appartenir à quelqu’un puisqu’elle était porteuse d’un collier anti – puces. Mais elle s’était certainement sauvée et son collier la gênant, avait essayé de s’en débarrasser en passant sa patte avant gauche dans celui-ci. Funeste idée, car le collier était resté coincé sous cette patte et, en grandissant avait commencé à la lui sectionner. Bien que nous l’eûmes soulagée en coupant cette entrave, elle s’est montrée quelque peu agressive. Son état était assez grave pour que le vétérinaire voulût lui poser des agrafes. Et alors, même sous anesthésie, elle continuait de grogner et feuler de tout son saoul. Dites agrafes, qu’elle s’est empressée d’arracher une fois de retour à la maison. Nouvelle opération pour des fils, cette fois-là. Ensuite, isolation pendant plusieurs semaines dans la salle de bains.

 

 

 

« Touche – moi – pas – tu – m’salis »

Car, pourquoi le cacher, Câline, malgré son nom, a mauvais caractère. Oh, pas d’agressivité exacerbée ou de méchanceté violente, mais elle serait plutôt du genre « dominante » avec une touche de « Touche – moi – pas – tu – m’salis ». Son totem serait plutôt le nain Grincheux. D’ailleurs, sa marche est révélatrice car on reconnaît son pas lourd et exagérément appuyé pour bien manifester sa présence. Son surnom est issu de notre langue vernaculaire puisque nous l’appelons « mourdreuse ». Inutile d’être ch’ti pour comprendre ce mot. Dangereux de la câliner spontanément, mieux vaut attendre que ce soit elle-même qui réclame des caresses. Sans cela, un petit coup de patte bien senti ! Ses collègues félins se méfient d’elle, en particulier notre matriarche Vénus qui a perdu un bout de son oreille gauche dans une bagarre homérique pour reprendre un lieu commun.

 

 

Mais, elle est comme le vin, elle se bonifie en vieillissant et devient moins agressive envers ses congénères. Nous venons de rentrer d’une petite semaine de séjour dans le Var et l’avions exceptionnellement emmenée avec la tribu. Pas de souci. Auparavant pour les vacances c’était pension dans la véranda, nourrie par un voisin qu’elle agressait de temps à autre, sans se soucier de l’aphorisme « ne pas mordre la main qui te nourrit ». Ce qu’il y a de paradoxal, c’est que pour les deux dernières vacances d’été, elle a passé plusieurs semaines en compagnie de notre… pie ! Toujours entière à nos retours.

 

Enfin, malgré ses défauts, nous n’aimons bien notre Câline !

 

À venir : Garfield (noir n° 2), alias Simplet, alias « le chat le plus bête de l’ouest de Maubeuge » !

 

Le bonjour vous va.

 


21/02/2019
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Le club des cinq : Vénus (tigrée n° 1)

Il y a quelques années, ici même, j’avais fait une présentation de notre famille féline.

L’occasion de recommencer aujourd’hui.

Contrairement à la dernière fois où j’avais montré nos six compagnons (à l’époque) en une seule fois, vous aurez le droit un peu de « teasing » car la galerie de portraits se fera individuellement dans les jours qui viennent.

 

 

Aujourd’hui, « l’ancêtre », Vénus

 

C’est à l’automne 2004 que nous avons accueilli cette chatte tigrée. Elle nous a été « ramenée » du jardin par Ulysse qui devait malheureusement disparaître sept ans plus tard, alors qu’il s’était établi une relation quasi fusionnelle avec sa fille d’adoption.

Pour reprendre une expression des comportementalistes animaux, notre ancêtre de 15 ans est une « dominée de chez dominée ». C’est la raison pour laquelle nous l’avons assimilée au nain de Blanche Neige, Timide. Son quant-à-soi lui donne toujours une attitude et un air plutôt renfrognés. D’où, son surnom de « Mademoiselle Larancie » que j’ai piqué à l’auteur de bandes dessinées Michel Régnier, alias Greg.

En réalité c’est une chatte très affectueuse. Son statut de « soumise » fait qu’elle est souvent « chahutée » par ses congénères. Parfois, dans un sursaut de révolte elle répond en feulant, mais rompt l’affrontement aussi sec. Son attitude change quand même dans la mesure où, jusqu’à maintenant elle s’était cantonnée elle-même au premier étage de la maison, et que désormais il arrive de passer ses journées avec nous dans la pièce à vivre du rez-de-chaussée.

 

À suivre : Câline (alias le nain Grincheux)…

 

Le bonjour vous va.

 


19/02/2019
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