In ze mood, le blog d'humeur de Dominique

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Chroniques Macroniennes

 

 

La visite du président de la République en Sambre Avesnois et en particulier à Maubeuge a été pour moi l’occasion de me régaler.

Non pas sur la visite en elle-même pour laquelle je me garderai bien de prononcer ici un quelconque jugement de valeur que je garderai pour moi. Opportuniste, ou pragmatique si je m’auto-absous, je dirais cependant que les annonces qui ont été faites, si, et je dis bien si, sont suivies d’effet, c’est sans doute une chance pour notre région.

Non, l’aspect de la question qui m’a réjoui est l’observation que j’ai pu faire des réactions de mes concitoyens à l’occasion de cette visite, et particulièrement sur les réseaux sociaux, et encore plus précisément sur Facebook que je fréquente. Je me suis senti l’âme d’un entomologiste ayant une espèce inconnue sous les verres de sa loupe binoculaire.

La venue de Macron a bien évidemment renforcé le bashing local à son encontre. L’avantage de ce procédé est qu’il vient conforter que l’on peut tout critiquer et rire de tout dans notre pays, contrairement ce que j’entends çà et là. Mais, où est son utilité, si ce n’est dans une espèce de catharsis jubilatoire et massive ? Parce que, l’intéressé, lui, il s’en moque comme de sa première couche culotte.

La promenade nordiste et avesnoise du chef de l’État a bien évidemment enflammé les organisateurs et futurs acteurs du 17 novembre.

Ah, le 17 novembre !

Manifestation naïve et gentillette, qui comme le disait Henri Queuille, n’engage que ceux qui croient. C’est toujours sociologiquement enrichissant de voir des gens derrière leur écran nous promettre un nouveau mai 68. Mais, ce ne sont ni des Geismar, ni des Sauvageot ni des Cohn-Bendit. Mai 68 se fera un samedi, parce que ce jour-là on est libre. Très amusant aussi de voir que certains y voient dur comme fer l’occasion de faire vaciller l’économie française. Ils vont surtout pénaliser leurs compatriotes dans certains cas, et se pénaliser eux-mêmes. Le seul intérêt que l’on peut y voir est une adhésion à un mouvement de protestation. Mais, soyons lucides, Macron et le gouvernement n’en ont rien à cirer.

Enfin, il est un aspect des choses, sans doute plus polémique et qui va sans doute me valoir une volée de bois vert. D’un aspect sociétal, il est intéressant de se demander où sont passés les 30 % des Français qui ont voté Macron au second tour ? Il y a fort à parier que beaucoup d’entre eux sont les premiers à nous promettre de mettre le pays à feu et à sang. Sur le sujet, en ce qui me concerne, « je suis droit dans mes bottes ». Au second tour, et je l’avais annoncé, j’ai mis un bulletin blanc dans l’urne. Holà, holà ! Qu’avais-je déjà pris dans mes « niflettes » à l’époque ! J’étais le bourreau de la démocratie, de la République. Mais, bien que je n’aie pas fait Sciences-po, je savais ce que serait la présidence Macron, tout comme en 2012 sur le présent blog, j’annonçais monsieur 20 % en parlant de François Hollande. Je ne voulais pas m’en faire le complice.

Mais là, où l’analyse devient particulièrement intéressante, c’est que beaucoup d’adeptes du bashing anti-Macron ou thuriféraires du 17 novembre ont quelquefois participé à l’état de fait actuel. Même, si on a déjà dit que c’était une tare, que j’étais gâteux, je revendique et j’assume ma sensibilité de droite. Fin 2016, c’est avec beaucoup de peine que j’ai vu que le candidat qui me paraissait le plus à même de diriger notre pays n’avait pas été retenu par les sympathisants de ma famille politique. Mais, je me suis plié à la discipline républicaine. Cependant, à partir de février 2017 il s’est avéré, qu’à tort ou à raison, et j’insiste sur ce dernier point, la droite traditionnelle allait s’appuyer sur une planche vermoulue. Il était encore temps de changer et de prendre un plan B. Hou ! Que de noms d’oiseaux ai-je entendu sur le numéro deux de la liste. Vendu. Pourri. Ici aussi, j’ai dû avaler des couleuvres, et des grandes lors de mes échanges sur les réseaux sociaux. C’est tout juste si je n’étais pas un suppôt de Mélenchon lui-même.

Eh bien, le résultat de l’entêtement de certains, on le paie aujourd’hui.

 

Le bonjour vous va.

 


09/11/2018
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En espéranto et volapük intégré !

 

Chacun aura bien évidemment (tout au moins je l’espère !) reconnu la célébrissime phrase du général De Gaulle.

J’ai bien pensé à cela lorsque j’ai pris connaissance de manière tout à fait casuelle que l’Europe allait normaliser les noms et les logos des carburants. Vingt dieux, la réforme que tout le monde attendait !

Les deux langues mentionnées dans le titre vont pouvoir enfin bénéficier d’un retour en force.

Parce que, franchement qu’est-ce que c’est que cette entité où l’on parle (parmi tant d’autres langues) le français, l’anglais, l’espagnol, le portugais, l’italien, l’allemand*!… Allez, zou, harmonisons tout cela. Quand je pense que nous ne sommes pas fichus de donner les mêmes noms aux jours de la semaine en ce qui concerne leur origine.

Faut que ça change !

 

Le bonjour vous va.

 

*Je ne mentionne pas à dessein le néerlandais, qui pour moi n’est pas une langue, mais une insulte à l’oreille !

 


03/10/2018
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Parlez-vous French ? Douillou spic Français ?

 

En ce moment, quand la fin de journée arrive, je m’installe devant la télévision. Nostalgie oblige cela me permet de regarder sur une chaîne commerciale une énième diffusion de « Chapeau Melon et Bottes de Cuir ». Que voulez-vous, je ne m’en lasse pas. Mais, qui dit chaîne commerciale dit obligatoirement publicité. Et là, on est servi, j’en ai compté pas moins de 15 minutes par épisode qui font eux, 50 minutes.

Mais là n’est pas l’objet de mon propos.

J’adore la publicité car c’est un joyeux foutoir où se mélangent les protections contre les fuites urinaires et des McDo trois étages. Parmi toutes celles-ci, le groupe Vinci, français s’il en est, même s’il s’agit d’une multinationale, fait de la promotion pour ses maisons individuelles. Leur slogan : « 4You ». Pour les non-anglophones, je précise qu’il s’agit d’un jeu de mots le chiffre 4 se disant « four » prononcé « for » homophone de la préposition « for » signifiant « pour ». « 4You » se disant « for you », c’est-à-dire « pour vous ». Donc le groupe Vinci, français, pour vendre des maisons individuelles de construction française à des Français a besoin d’un slogan publicitaire en anglais.

Mais, mais, il y a encore mieux. Quelques secondes plus tard publicité pour une voiture. En final, slogan de la marque : « Inspired by you ». En bon français, cet English slogan signifiant « inspiré par vous ». Alors, Toyota, Datsun, Nissan, Jaguar, Mini ? Que nenni ! Que nenni ! Le slogan est celui de la marque française pour ne pas dire franchouillarde… Citroën ! Allons bon, pour vendre des voitures françaises aux Français il faut piquer l’English ? France, ta culture f… le camp !

Franchement, je vois notre patrimoine mal parti…

 

Le bonjour vous va !

 


21/09/2018
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Homéopathie et « végans »

Bon, disons-le d’emblée je hais ce terme de « végan ». Comme d’habitude, les bobos de la mode se font les pâles imitateurs des Anglo-Saxons. En français correct, cela va sans dire, il s’agit bien des végétaliens. Pourquoi ne pas privilégier notre belle langue française au lieu de se faire les limandes de ce qui se passe outre-Atlantique ?

Toujours est-il que ces fameux « végétaliens » sont devenus un phénomène de mode incontournable. Allez, on va leur faire plaisir et utiliser un terme franglais, ça fait « smart » de refuser toute nourriture ou tout autre produit d’origine animale.

Autant je respecte les convictions des végétariens, qui par définition sont ceux qui refusent de manger la chair morte de tout animal, autant les végétaliens me paraissent, sans doute à cause de leurs carences alimentaires, un peu « atrophiés du bulbe ». Refuser de manger des produits laitiers et des œufs (qui sont de toute façon pondus) me semble relever la plus haute loufoquerie !

Mais, s’il ne s’agissait que de cela, inutile d’user sa salive pour en parler. Et nous en arrivons à l’origine de mon titre. L’homéopathie, se définit d’une manière, même caricaturale, par l’espoir de guérison du mal par le mal. Chez les « végans » on utilise la violence pour combattre la violence. Franchement, qui peut me dire l’intérêt de saccager (souvent plusieurs fois de suite) une boucherie ou une charcuterie pour défendre la cause animale ?

Mais, et c’est ce qui a provoqué le présent billet, j’ai appris il y a quelques jours qu’une bande de ces beuleuleux avait détruit la boutique d’un commerçant spécialisé dans les articles en… soie, car on ébouillantait les vers pour récupérer leur cocon ! À ce niveau, cela relève de la camisole !

Du coup, si j’ai bien compris, si un « végan » vient manger chez moi, je ne dois pas lui donner de miel, car j’ai fait travailler des abeilles comme des esclaves, pas de fruits non plus, car ce sont ces mêmes abeilles qui ont trimé toute leur vie pour polliniser les arbres qui les ont portés. Mais cela est l’arbre qui cache la forêt. Je leur ferais bien des frites, car la pomme de terre n’a pas besoin d’être pollinisée, mais pratiquement tous les oléagineux doivent l’être, et même le raisin dont les pépins peuvent fournir l’huile (pas de vin, bien entendu). À part la pomme de terre, je pourrais à la limite leur servir une soupe avec des carottes, haricots verts et poivrons qui n’ont pas besoin des abeilles, mais sans aromates qui eux nécessitent ce sympathique insecte. En dessert une pizza uniquement avec du sucre.

Je plaisante, je plaisante, mais cela a au moins vocation à montrer l’absurdité de ce qu’on peut appeler une mode. Encore faudrait-il que cette mode soit inoffensive. Cela n’a malheureusement pas été le cas il y a quelques mois quand un nourrisson est mort de carences alimentaires, ses parents ne lui donnant que du lait végétal.

 

Le bonjour vous va !

 


19/09/2018
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Tu vieillis, Dominique !

 

À l’occasion d’un reportage TV, il m’a été rappelé que le premier roman de l’inimitable Colette était « Claudine à l’école ».

« Claudine à l’école » ; je n’avais pas lu ce roman depuis l’âge de 13 ou 14 ans. Sans doute à cause de mon jeune âge, il ne m’avait pas particulièrement marqué. Je me souviens l’avoir trouvé particulièrement ennuyeux, et n’avais finalement pas compris pourquoi ma grand-mère maternelle était offusquée que je lise un tel ouvrage. L’avantage d’une dernière lecture qui remonte à près de 50 ans est qu’on a tout oublié de son contenu. Je viens donc de le (re)lire.

Bon, aujourd’hui il est certain que les amours torrides entre Mlle Sergent, directrice de l’école et la jeune et belle Mlle Aimée Lanthenay, son assistante et premier « flirt » de Claudine, me sont apparues plus croustillantes qu’il y a un demi-siècle, de même que les relations entre l’héroïne et sa condisciple Luce, sœur d’Aimée, teintées de saphisme et de sadomasochisme. Que cela ne cache quand même pas que la deuxième « héroïne » est l’École du début du XXe siècle. Même si je l’ai connue 60 ans plus tard, la description qu’en fait Colette est parfois conforme à mes propres souvenirs. Qu’il me suffise de citer les problèmes arithmétiques alambiqués mettant souvent en scène un paysan, les piquets qu’il doit planter autour de son champ, et la superficie de ce dernier, l’encre violette et le goût des buvards qu’on mâchouillait. Je n’oublie pas non plus que cette école républicaine fut celle de mon grand-père à cette époque, qui comme Claudine a passé son brevet élémentaire, puis supérieur avant de rentrer à l’École Normale. Ce roman est également l’occasion de magnifiques descriptions de la campagne, qui ici aussi m’évoquent mes vacances « rurales » dans le village de mes grands-parents maternels, Saint-Python, dans le Cambrésis. Enfin, comme Colette, éternel amoureux des félins comment ne pas apprécier les descriptions qui émaillent le récit de Fanchette, chatte de Claudine (sans très mauvais jeu de mots) et de la justesse des observations.

Et puis, tout le roman est teinté d’un humour décapant (la venue du ministre pour l’inauguration de l’école est jubilatoire) que je ne peux qu’apprécier. Il en est de même pour le style et pour une écriture très académique qui nous change des « horreurs orthographiques et syntaxiques » dont est semé Internet aujourd’hui.

Ce roman date de 1900. Je l’ai lu en 1970. À moins que Colette soit revenue du royaume des morts pour le modifier, c’est donc le même que je viens de lire.

Si le roman n’a pas changé, c’est donc moi qui l’ai fait. Qu’on me pardonne ce truisme, mais il servira à vous persuader, et me persuader que je suis comme le bon vin : je bonifie en vieillissant.

Le bonjour vous va.

 


25/07/2018
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